Prix immobilier Lyon par arrondissement : la grille 2026
Le prix immobilier à Lyon par arrondissement s’échelonne d’environ 4 550 à 6 200 euros le m2 en médiane pour un appartement ancien. Entre la Presqu’île, où la barre des 6 000 euros est largement franchie, et Villeurbanne, plus accessible autour de 4 300 euros, l’écart dépasse 40 pour cent. Cette dispersion fait du prix au m2 lyonnais une donnée à manier secteur par secteur, jamais à l’échelle d’une moyenne unique. Voici la grille détaillée et les facteurs qui la commandent.
La grille des prix au m2 à Lyon, secteur par secteur
Le marché lyonnais se lit d’abord à travers ses dix grands secteurs : les neuf arrondissements et Villeurbanne, voisine immédiate intégrée à la métropole. Le tableau ci-dessous synthétise les ordres de grandeur observés dans l’ancien, avec une fourchette basse à haute qui traduit l’amplitude réelle de chaque zone.
| Secteur | Prix bas | Prix médian | Prix haut |
|---|---|---|---|
| Lyon 1er (Terreaux, pentes) | 5 000 € | 5 800 € | 6 800 € |
| Lyon 2e (Presqu’île, Confluence) | 5 400 € | 6 200 € | 7 200 € |
| Lyon 3e (Part-Dieu, Préfecture) | 4 500 € | 5 200 € | 6 100 € |
| Lyon 4e (Croix-Rousse) | 4 800 € | 5 500 € | 6 400 € |
| Lyon 5e (Vieux Lyon, Point du Jour) | 3 900 € | 4 600 € | 5 500 € |
| Lyon 6e (Foch, Tête d’or) | 5 200 € | 6 000 € | 7 000 € |
| Lyon 7e (Guillotière, Gerland) | 4 400 € | 5 100 € | 6 000 € |
| Lyon 8e (Monplaisir, États-Unis) | 4 000 € | 4 700 € | 5 500 € |
| Lyon 9e (Vaise, Saint-Rambert) | 3 900 € | 4 500 € | 5 300 € |
| Villeurbanne (Gratte-Ciel, Charpennes) | 3 700 € | 4 300 € | 5 100 € |
Ces valeurs concernent l’appartement ancien et restent indicatives. Pour chiffrer un bien précis selon sa surface, notre estimateur de prix au m2 par secteur calcule une fourchette en quelques secondes.
Les arrondissements chers : Presqu’île et 6e en tête
Le 2e arrondissement règne sur la grille lyonnaise. La Presqu’île, entre Rhône et Saône, aligne des immeubles bourgeois recherchés, tandis que la Confluence apporte une offre neuve haut de gamme. La médiane y avoisine 6 200 euros le m2, avec des pointes au-delà de 7 000 euros pour les biens d’exception en bord de quais.
Le 6e arrondissement suit immédiatement, porté par le quartier Foch et la proximité du parc de la Tête d’or. Adresse familiale et patrimoniale par excellence, ce secteur se négocie autour de 6 000 euros le m2. Le 1er, sur les pentes de la Croix-Rousse et autour des Terreaux, complète ce trio de tête à 5 800 euros, prisé pour son ambiance et sa centralité.
Ces secteurs cumulent rareté du foncier, qualité du bâti ancien et demande soutenue. Un acheteur y privilégie la valorisation de long terme et la liquidité du bien à la revente, plutôt que le rendement locatif immédiat.
Les secteurs accessibles : 9e, 8e et Villeurbanne
À l’autre extrémité de la grille, Villeurbanne offre la porte d’entrée la plus abordable de la métropole, autour de 4 300 euros le m2. Les quartiers des Gratte-Ciel et des Charpennes profitent du métro et d’une dynamique urbaine soutenue, qui soutient leur potentiel de valorisation.
Le 9e arrondissement, à Vaise et Saint-Rambert, se situe à un niveau comparable, proche de 4 500 euros. Le développement du pôle d’affaires de Vaise et l’arrivée de nouvelles lignes de transport renforcent son attractivité. Le 8e, autour de Monplaisir et du quartier des États-Unis, complète ce groupe à 4 700 euros, apprécié pour son rapport surface-prix.
Ces zones intéressent particulièrement l’investisseur. Le rendement locatif y dépasse souvent celui des arrondissements centraux. Avant de vous décider, mesurez la rentabilité réelle avec notre simulateur de rendement locatif, qui distingue le rendement brut du rendement net.
Ce qui fait varier le prix à l’intérieur d’un secteur
Le secteur ne dit pas tout. Au sein d’un même arrondissement, deux biens peuvent afficher 30 pour cent d’écart au mètre carré. Plusieurs critères structurent cette dispersion et méritent votre attention lors d’une estimation.
L’étage et la présence d’un ascenseur arrivent en tête. Un dernier étage lumineux avec ascenseur se valorise nettement, là où un rez-de-chaussée sombre subit une décote. La proximité immédiate d’une station de métro ou de tramway ajoute une prime mesurable, tout comme une vue dégagée sur les quais ou un parc.
L’état du bien pèse tout autant. Un appartement rénové, sans travaux à prévoir, se vend au-dessus de la fourchette haute du secteur. À l’inverse, un logement à rafraîchir, avec une étiquette énergétique défavorable, se négocie sous la médiane. Le diagnostic de performance énergétique influence désormais directement la décote appliquée par les acheteurs.
Tendance du marché et méthode pour estimer votre bien
Après plusieurs années de hausse continue, le marché immobilier lyonnais a connu une phase de stabilisation, sous l’effet de la remontée des taux de crédit. Les prix au m2 se sont tassés dans les secteurs les plus chers, tandis que les zones accessibles ont mieux résisté, portées par une demande locative robuste. Cette respiration du marché ouvre des fenêtres de négociation aux acquéreurs préparés.
Pour estimer votre bien, partez du prix médian de votre secteur, puis ajustez selon l’étage, l’état et les prestations. Confrontez ce repère aux ventes comparables récentes de votre rue, la donnée la plus fiable. Un acquéreur avisé anticipe aussi la fiscalité de la revente : notre analyse du calcul de la plus-value immobilière détaille les abattements applicables selon la durée de détention. Croiser prix au m2, rendement et fiscalité reste la meilleure manière de décider en gestionnaire de patrimoine.