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Acheter pour louer : 3 scénarios de rendement 2026

Mis à jour le 11 juin 2026 ·La redaction Success Group Immo
Investisseur immobilier devant un immeuble locatif moderne, documents et clés en main
Sommaire

Acheter pour louer séduit chaque année des centaines de milliers de particuliers qui cherchent à constituer un patrimoine sans mobiliser toute leur épargne. Le principe : financer un bien à crédit, encaisser des loyers qui couvrent tout ou partie des mensualités, récupérer un actif net au terme du remboursement. La rentabilité réelle dépend de trois arbitrages concrets : le choix du bien, la stratégie fiscale et le montage financier. Les trois sont traités ci-dessous avec des données chiffrées sur des cas représentatifs.

3,5 à 6 %
Rendement locatif brut national selon ville et type de bien
30 %
Abattement forfaitaire au micro-foncier (revenus ≤ 15 000 €/an)
7 à 8 %
Frais de notaire sur un bien ancien à intégrer dans le prix de revient
10 700 €
Plafond de déficit foncier imputable chaque année sur le revenu global

Choisir le bon bien : les trois critères décisifs

La tension locative prime sur le prix au mètre carré : un logement vacant deux mois par an perd mécaniquement 17 % de ses revenus théoriques. Les zones avec un taux de vacance inférieur à 3 %, qu'il s'agisse de villes universitaires, de bassins d'emploi dynamiques ou de centres de villes moyennes en croissance, offrent la meilleure sécurité de cash-flow.

Le type de bien conditionne directement le rendement et la charge locative. Les studios et T1 meublés affichent les rendements les plus élevés (5 à 7 % bruts) mais subissent une rotation plus rapide. Les T2 et T3 en location nue ou meublée offrent une stabilité supérieure pour un rendement brut de 4 à 5,5 % en grande ville. La location meublée, soumise au régime LMNP, ouvre l'accès à l'amortissement comptable du bien, un levier fiscal absent de la location nue.

A retenir Le prix à retenir dans les calculs n'est pas le prix affiché mais le prix FAI augmenté des frais de notaire (7 à 8 % sur un bien ancien), soit environ 86 000 € pour un achat à 80 000 €. Ce surcoût réduit directement le rendement brut calculé.

3 scénarios de rendement pour calibrer son investissement locatif

La formule de base : (loyer mensuel x 12) divisé par le prix total d'acquisition (FAI + notaire + travaux éventuels), multiplié par 100, donne le rendement brut. Le simulateur de rendement locatif du site permet d'affiner cette projection avec vos propres données (taux de crédit, charges réelles, vacance estimée).

ProfilPrix acquisition totalLoyer mensuelRendement brutRendement net estimé
Studio 25 m², ville moyenne86 000 €480 €6,7 %5,1 %
T2 45 m², grande ville172 000 €750 €5,2 %3,8 %
T3 60 m², Paris (13e)421 000 €1 350 €3,8 %2,7 %

Ces chiffres illustrent un principe invariable : plus le prix au mètre carré est élevé, plus le rendement s'érode. À Lyon, un investissement locatif dans les arrondissements périphériques (8e, 9e) peut afficher un rendement brut supérieur de 1 à 1,5 point par rapport aux arrondissements centraux, à condition de sélectionner un bien bien desservi par les transports en commun.

Fiscalité des revenus locatifs : micro-foncier ou régime réel ?

Le choix du régime fiscal dépend d'un seul critère : le montant annuel des charges réelles du bien. Si elles dépassent 30 % des loyers encaissés, le régime réel est systématiquement plus avantageux.

Micro-foncier
30 % d'abattement forfaitaire
Revenus ≤ 15 000 €/an. Déclaration simplifiée sur le 2042, aucun justificatif de charges requis. Adapté aux biens avec peu de charges réelles.
Régime réel
Déduction charges 1 pour 1
Intérêts de crédit, travaux, taxe foncière, assurance, frais de gestion. Peut générer un déficit foncier jusqu'à 10 700 €/an imputable sur le revenu global. Obligatoire si revenus > 15 000 €.

Pour la location meublée (LMNP), le régime BIC permet l'amortissement du bien sur 20 à 30 ans : un studio à 80 000 € peut générer entre 2 500 et 3 000 € d'amortissements annuels déductibles, rendant les revenus locatifs quasi non imposables pendant plusieurs années sans que cela constitue un déficit reportable.

Financement : structurer le crédit pour maximiser l’effet de levier

L'atout du crédit immobilier dans un achat locatif ne se résume pas à la capacité d'acquisition : les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers au régime réel, réduisant la charge fiscale pendant toute la durée du remboursement. Un apport de 20 000 € permet de financer un bien à 200 000 €, soit un levier de 10 pour 1 sur le capital propre mobilisé.

La démarche d'acquisition d'un bien immobilier suit les mêmes étapes qu'un achat en résidence principale, avec une condition spécifique : la banque exigera que les loyers projetés couvrent au moins 70 % de la mensualité du crédit locatif, en plus des charges courantes de l'emprunteur.

Le taux de couverture du crédit par le loyer varie fortement selon le profil d'investissement (hypothèse : financement à 90 %, 20 ans, taux 3,4 %) :

Studio 25 m², ville moyenne108 %
T2 45 m², grande ville85 %
T3 60 m², Paris (13e)62 %

Ratio loyer / mensualité de crédit, hors assurance emprunteur.

Pour aller plus loin

Outil gratuit

Simulateur de rendement locatif

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