Le calcul des intérêts du PEL repose sur un taux fixé une fois pour toutes à l’ouverture du plan, puis garanti jusqu’à son terme. Pour un versement effectué en 2026, ce taux brut s’établit à 2 %, un chiffre qui remonte ou redescend chaque année selon les taux du marché obligataire. Trois profils d’épargnants, simulés plus bas, permettent de visualiser concrètement ce que ce taux représente en euros une fois la fiscalité appliquée.
Comment se calculent les intérêts d’un PEL
Chaque versement sur un PEL produit des intérêts calculés par quinzaine : la banque arrondit la date de valeur au 1er ou au 16 du mois selon que le dépôt intervient avant ou après le 15. Les intérêts courus sont ensuite capitalisés une fois par an, au 31 décembre, et viennent grossir le capital qui génère lui-même des intérêts l’année suivante.
Le taux appliqué reste celui en vigueur à l’ouverture du plan. Un PEL ouvert en 2026 conserve ainsi son 2 % brut pendant toute sa durée de vie, même si le taux affiché aux nouveaux souscripteurs change ensuite. Cette mécanique fait du PEL un produit d’épargne à taux garanti plutôt qu’à taux variable, contrairement à un livret classique.
Taux du PEL 2026 : combien rapporte votre épargne
Le taux du PEL a bougé chaque année depuis 2023 : 2 % cette année-là, 2,25 % en 2024, un repli à 1,75 % en 2025, puis un retour à 2 % en 2026. Cette variation explique pourquoi deux plans ouverts à deux ans d’intervalle n’offrent jamais le même rendement, chacun restant figé sur son taux d’origine.
Avant de comparer des offres bancaires, mieux vaut chiffrer ce que rapporte réellement un PEL selon la somme versée. Le tableau suivant simule trois profils d’épargnants sur la durée minimale de détention, quatre ans, à taux constant de 2 %, en versement unique.
| Montant versé | Intérêts bruts après 4 ans | Intérêts nets après PFU (30 %) |
|---|---|---|
| 2 000 € | 165 € | 115 € |
| 10 000 € | 824 € | 577 € |
| 61 200 € (plafond) | 5 053 € | 3 537 € |
Ces montants restent une estimation à versement unique : des versements échelonnés ou complémentaires modifient légèrement le calcul réel, quinzaines incluses.
Fiscalité : ce que vous gardez réellement après impôts
Depuis le 1er janvier 2018, les intérêts d’un PEL sont soumis au prélèvement forfaitaire unique dès la première année : 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total. Un PEL ouvert avant cette date suit une règle différente : les intérêts restent exonérés d’impôt sur le revenu pendant douze ans, les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquant chaque année quelle que soit l’ancienneté du plan. Au-delà de la douzième année, le foyer fiscal peut opter pour le barème progressif si son taux marginal d’imposition reste bas.
Clôturer son PEL sans perdre ses intérêts
La durée minimale de détention avant un retrait sans pénalité reste fixée à quatre ans : fermer le plan plus tôt entraîne un recalcul du taux, généralement aligné sur celui d’un compte épargne logement moins rémunérateur. Résilier un PEL trop tôt réduit ainsi mécaniquement le rendement affiché sur le relevé annuel, mieux vaut vérifier les pénalités appliquées selon l’ancienneté avant de signer une clôture anticipée. Passé dix ans, plus aucun versement n’est accepté, mais le plan continue de produire des intérêts jusqu’à sa fermeture, dans la limite de quinze ans au total.
Comparé à d’autres produits d’épargne réglementée, le PEL reste l’un des rares supports à garantir un taux fixe sur plusieurs années tout en ouvrant droit, sous conditions, à un prêt immobilier à taux préférentiel.
Pour aller plus loin
- pénalités de clôture selon l’ancienneté du plan : le barème complet pour anticiper une résiliation.
- panorama des produits d’épargne réglementée : comparer le PEL aux autres solutions disponibles.


