Epargne et placements

Taxe sur assurance vie : comparateur rachat avant 8 ans

Mis à jour le 18 août 2026 ·La redaction Success Group Immo
Contrat d'assurance-vie et calculatrice sur un bureau en bois, ambiance conseil patrimonial
Sommaire

La taxe sur assurance vie ne se résume pas à un taux unique : elle varie selon l'ancienneté du contrat, le montant des primes versées et l'âge auquel elles ont été versées. Un rachat avant 8 ans reste soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, tandis qu'un rachat après 8 ans profite d'un taux réduit et d'un abattement annuel sur les gains. En cas de décès, un autre régime s'applique aux bénéficiaires, distinct de la fiscalité successorale classique. Comprendre ces mécanismes évite de perdre plusieurs centaines d'euros au moment du rachat ou de la transmission.

30 %
Taux d'imposition avant 8 ans (PFU)
7,5 %
Taux réduit après 8 ans, sous 150 000 €
4 600 à 9 200 €
Abattement annuel après 8 ans (seul / couple)
152 500 €
Abattement par bénéficiaire en cas de décès

Taxe sur assurance vie : le taux selon l’ancienneté du contrat

Avant 8 ans, chaque rachat déclenche le prélèvement forfaitaire unique de 30 %, décomposé en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Ce taux s’applique sur la seule part de gains comprise dans le rachat, jamais sur le capital versé.

Après 8 ans, le taux d’impôt sur le revenu tombe à 7,5 % tant que les versements cumulés sur l’ensemble des contrats détenus chez un même assureur restent sous 150 000 €. Au-delà de ce seuil, la fraction excédentaire reste taxée à 12,8 %. Un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, vient ensuite réduire la base imposable à l’impôt sur le revenu, sans jamais réduire l’assiette des prélèvements sociaux qui restent dus à 17,2 % sur la totalité des gains rachetés. Pour les patrimoines très élevés, la contribution différentielle sur les hauts revenus, pérennisée en 2026, neutralise l’avantage du taux réduit dès que le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple.

Comparateur : rachat avant ou après 8 ans

Avant de calculer une transmission ou un rachat partiel, mesure l’écart réel entre les deux régimes sur un même montant de gains. L’exemple ci-dessous porte sur 15 000 € de gains issus d’un contrat dont les versements restent sous 150 000 €.

Rachat avant 8 ans
4 500 €
Impôt total sur 15 000 € de gains (PFU 30 %)
Rachat après 8 ans
3 360 €
Impôt total, personne seule, abattement 4 600 € appliqué

Le détail du calcul après 8 ans : la base imposable à l’impôt sur le revenu passe de 15 000 € à 10 400 € une fois l’abattement de 4 600 € déduit, ce qui donne 780 € au taux de 7,5 %. Les prélèvements sociaux, eux, restent calculés sur les 15 000 € bruts, soit 2 580 €. Un couple soumis à imposition commune, avec un abattement de 9 200 €, ramène l’impôt sur le revenu à 435 € pour un total de 3 015 €.

Décès : les abattements applicables à vos bénéficiaires

Pour les primes versées avant 70 ans, l’article 990 I du Code général des impôts ouvre un abattement de 152 500 € par bénéficiaire désigné, au-delà duquel s’applique un taux de 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 % sur la fraction supérieure. Ce mécanisme s’ajoute, sans le remplacer, à l’abattement applicable en succession classique dont bénéficient les autres biens transmis hors contrat.

Primes avant 70 ans (art. 990 I)152 500 €
Primes après 70 ans (art. 757 B)30 500 €

L’écart entre les deux régimes justifie d’arbitrer le calendrier des versements bien avant que la question ne se pose aux héritiers. Pour ceux qui envisagent aussi de transmettre un bien tout en conservant l’usufruit, cette stratégie patrimoniale se combine directement avec les abattements propres à l’assurance vie.

Primes versées après 70 ans : l’abattement à ne pas confondre

L’article 757 B du Code général des impôts prévoit un abattement global de 30 500 €, partagé entre tous les bénéficiaires et tous les contrats d’un même assuré, et non par bénéficiaire comme pour les versements antérieurs à 70 ans. Seule la fraction des primes qui dépasse ce seuil rejoint la succession et suit le barème classique selon le lien de parenté avec le défunt.

A retenir Les intérêts et plus-values générés par les primes versées après 70 ans restent totalement exonérés : seul le capital versé au-delà de 30 500 € entre dans l'assiette taxable, jamais les gains produits par ce capital.

Prélèvements sociaux 2026 : l’assurance-vie épargnée de la hausse

La loi de financement de la sécurité sociale 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital, portant le taux global de prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur la plupart des placements financiers, comptes-titres et PEA en tête. L’assurance-vie a été explicitement exclue de cette hausse.

Cette exception renforce l’attrait du contrat face à des enveloppes désormais plus taxées à performance équivalente, un critère à intégrer dans tout arbitrage entre produits d’épargne réglementée et assurance-vie. Avant d’arbitrer, mieux vaut aussi connaître les pénalités liées à une clôture anticipée d’un plan d’épargne réglementé, un point de comparaison utile face à la fiscalité de sortie de l’assurance vie.

Pour aller plus loin

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